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Coordination des transferts monétaires 2021 – déroulé en TEMPS RÉEL

Les dernières actualités relatives à la coordination des transferts monétaires au fil de leur évolution.

Récapitulatif

Cash Coordination

La façon de coordonner ces transferts monétaires est une entreprise de longue date dans la réponse humanitaire. Les acteurs sont multiples : bailleurs de fonds, ONG, ONU et groupes de réflexion qui appellent à une résolution depuis 2015.

Dernièrement, les organisations qui interviennent dans les transferts monétaires humanitaires ont redoublé d’efforts, afin de rechercher des modalités de coordination des transferts monétaires humanitaires attendues et fiables. Veuillez lire le déroulé pour connaître les dernières actualités.

Quelles sont les problématiques relatives à la coordination des transferts monétaires ?

Les transferts monétaires (TM) humanitaires se sont considérablement accrus au cours des dernières années. On estime qu’en 2020, les TM ont représenté quasiment 20 % de l’ensemble des dépenses humanitaires internationales. Les systèmes de coordination tardent à s’adapter à cette évolution, ce qui entame la capacité de la communauté humanitaire à répondre efficacement. Les transferts monétaires, notamment, sont, par nature, inter-sectoriels. Les positionner dans l’architecture de coordination humanitaires et identifier une entité attendue en charge de coordonner les transferts monétaires constituent un défi préoccupant, non relevé à ce jour et qui n’a fait que s’accentuer au fil des ans.

En l’absence de responsabilité claire en matière de coordination des transferts monétaires dans l’architecture humanitaire, on s’y attèle de façon ponctuelle. Le leadership, le cadre de référence et les structures hiérarchiques des groupes de travail sur les transferts monétaires (CWG) fluctuent considérablement en fonction du contexte.

Les initiatives à l’échelon mondial, comme CashCap, se sont développées, afin de soutenir les CWG dans leur réactivité. En outre, les conseils formulés dans le manuel RC/HC, confirment la corrélation qui existe entre les CWG et les coordinateurs du groupe de coordination Inter-cluster (ICCG). Ces actions ont été autant de pas dans la bonne direction. Toutefois, les questions clé touchant au leadership, à la prédictibilité et à la responsabilité restent sans réponse. À l’instar des éléments soulignés dans le rapport du CALP Network : Situation mondiale des Transferts Monétaires en 2020 , dans le rapport indépendant annuel 2020 du « Grand Bargain » d’ODI (Overseas Development Institute) et selon de nombreuses autres publications, cette absence de responsabilité claire en matière de coordination attendue des transferts monétaires engendre de multiples conséquences pernicieuses. La coordination non normalisée, cloisonnée et imprévisible amoindrit la qualité et la rapidité de la réponse humanitaire.

Quels sont les enjeux ?

Inclure un mécanisme de coordination clairement défini, attendu et responsable des transferts monétaires dans l’architecture humanitaire s’avère essentiel pour que le système reste adapté aux fins prévues. Nombreux sont ceux, au sein de la communauté humanitaire, à reconnaître les écueils des dispositions ponctuelles en matière de coordination des transferts mondiaux et à demander une action dans ce sens depuis plusieurs années. Et notamment, plus récemment, ils ont lancé un Appel à l’action signé par les dirigeants de 95 organisations. Les décisions touchant à la coordination des transferts monétaires auront une incidence sur l’efficacité des interventions des TM : rapidité à laquelle les populations touchées peuvent être atteintes et la façon dont nous exploitons les capacités des parties prenantes dans l’écosystème des TM. C’est pourquoi il s’avère essentiel que les résultats qui en découlent pour les populations touchées dictent la prise de décision plutôt que les intérêts institutionnels.

Déroulé en TEMPS RÉEL

18 janvier 2022 : le groupe expert de travail technique se réunira, afin de ratifier le document final devant être adressé aux responsables en amont de leur rencontre du 8 février.

12 janvier 2022 : le bureau des Personnes Éminentes partagera un document consolidé présentant un modèle de leadership avec le groupe expert de travail technique après la rencontre du groupe expert de travail technique en décembre.

21 décembre 2021 : le bureau des Personnes Éminentes du Grand Bargain partage une lettre soulignant les avancées clés enregistrées en 2021 et les actions restant à mener et notamment une primaire de la coordination des transferts monétaires.

6-8 décembre : réunion en ligne du groupe expert de travail technique Ce groupe se composait de membres chevronnés du personnel technique des organisations et agences ayant assisté à la rencontre des responsables le 22 novembre. Le groupe avait pour objectif de développer des recommandations à l’attention du groupe de responsables, définissant les principes, la fonction, la structure, le leadership et les ressources en matière de coordination des transferts monétaires.

Le groupe s’est entendu sur un modèle de base de prédilection à l’échelon national, selon lequel l’inter-secteur/le cluster assumerait la responsabilité globale en matière de coordination des transferts monétaires, associée à des missions au jour le jour déléguées à un groupe associé et officialisé en charge de la coordination des transferts monétaires.

Le groupe poursuit son travail visant à déterminer le modèle de prédilection concernant la fonction et la forme de la coordination mondiale. On espère qu’il sera achevé d’ici à fin décembre.

Le groupe a également pris en considération l’importance de permettre un leadership et une implication à l’échelle locale, des liens avec la protection sociale, du rôle de la coordination des transferts monétaires dans l’analyse de la réponse, de la nécessité de s’adapter à différents contextes et d’assurer l’avenir en se tournant vers une réforme humanitaire plus large.

Les modèles de base en dotation en personnel ont également été abordés.

D’autres rencontres du groupe expert de travail technique pourraient être nécessaires, afin de finaliser le modèle recommandé avant la rencontre des responsables prévue le 8 février.

22 novembre 2021 : déclaration du bureau des Personnes Éminentes : les responsables des agences participant à la primaire (le gouvernement américain, la Direction générale de la protection civile et des opérations d’aide humanitaire européennes – ECHO, le Programme alimentaire mondial – WFP, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies – OCHA, le HCNUR, l’UNICEF, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge – IFRC, le Conseil international des agences bénévoles – ICVA, A4EP et CCD), de même que les observateurs (CaLP, Cashcap et la Banque mondiale) ont assisté au premier sommet stratégique portant sur la coordination des transferts monétaires. Jan Egeland, en sa qualité de Personne Éminente, a organisé et animé cette rencontre.

Les participants à cette rencontre ont exprimé leur soutien en faveur de ce processus et ont reconnu la nécessité de trouver une solution opportune, à même de fournir un système fiable et attendu de coordination des transferts monétaires. Plusieurs parties prenantes ont souligné l’importance de mieux définir les fonctions attendues en matière de coordination des transferts monétaires. D’une façon générale, les participants ont appelé à déterminer le *quoi* avant d’aller plus en avant et d’échanger autour du *qui* et du *comment*. Toutefois, le *pourquoi* a fait l’objet d’un vaste consensus.

Les participants ont également réitéré leur soutien en faveur d’un processus inclusif et transparent. Voici certains des thèmes ayant été mentionnés et qui feront l’objet d’un examen futur dans le cadre du processus : le rôle joué par les acteurs locaux et les personnes touchées, afin d’établir un système inclusif et représentatif, la dichotomie perçue entre coordination opérationnelle et stratégique et la nécessité de mieux définir le champ de travail de la primaire en la matière, les problématiques relatives aux ressources et au leadership du système de coordination.

Les représentants techniques chevronnés de ce groupe se rencontreront une première fois le 29 novembre à l’occasion d’une réunion préparatoire puis organiseront un atelier de travail se déroulant sur deux jours les 7 et 8 décembre. Il a été convenu que les résultats de l’atelier de travail seront ensuite retransmis aux responsables, afin de valider les recommandations, de dissiper tous les points de divergence pouvant subsister et de les partager officiellement avec l’IASC (Comité permanent interorganisations), afin qu’il les adopte.

25 octobre 2021 : le CALP Network a reçu une proposition de stratégie destinée à la primaire relative à la coordination des transferts monétaires émanant du bureau de Jan Egeland, Personne Éminente du Grand Bargain 2.0. Elle suggère une primaire en trois phases devant se dérouler début 2022. Les responsables et le personnel technique chevronné de l’OCHA, du HCNUR, de l’UNICEF, du WFP, du Mouvement Croix-Rouge / Croissant-Rouge et 3 représentants d’ONG participeront à la primaire. ECHO et USAID (agence des États-Unis pour le développement international) agiront en qualité de représentants du Donor Cash Forum, et le CALP Network et CashCap apporteront leur expertise technique et leur soutien. Désormais, le CALP Network assurera des consultations avec la communauté à plus large échelle, afin d’alimenter ce processus.

22 octobre 2021 : le CALP Network et USAID ont reçu une réponse suite à l’appel à l’action adressé à Martin Griffiths, Coordonnateur des secours d’urgence, exprimant son soutien dans la résolution de cette question. Il a reconnu l’importance pour l’IASC de disposer d’une approche logique et cohérente à travers l’ensemble des opérations humanitaires, soutenant au mieux les choix et préférences de la population touchée. Il a noté, en particulier, le nombre important de partenaires, et leur diversité, ayant soutenu la demande en faveur d’une prise de décision transparente et inclusive touchant aux transferts monétaires et qu’une plus grande clarté en matière de coordination des transferts monétaires pourrait améliorer la réponse humanitaire dans son ensemble. Il veillera à ce que l’IASC examine rapidement les propositions résultant de la primaire portant sur la coordination des transferts monétaires.

17 septembre 2021 : le Secrétariat du Grand Bargain partage les critères d’établissement des primaires du Grand Bargain 2.0, ainsi qu’une FAQ.

15 septembre 2021 : les grands dirigeants se sont réunis pour évoquer les avancées enregistrées depuis la soumission de l’appel à l’action, examiner la proposition de constitution d’une primaire relative aux transferts monétaires et explorer quelques options de coordination. Les bailleurs de fonds ont clairement exposé leurs visions et 99 % des participants à la rencontre sondés ont souhaité que leur organisation poursuive son engagement dans ce processus.

Septembre 2021 : USAID et le CALP Network, de même que les co-animateurs du sous-groupe de travail en charge de l’examen des blocages politiques au sein du Grand Bargain, organisent une rencontre des grands dirigeants, afin de débattre du développement d’une architecture de coordination des transferts monétaires parée pour l’avenir.

Août 2021 : l’appel à l’action de juin 2021 est de nouveau soumis à Martin Griffiths, le nouveau Coordinateur des secours d’urgence, demandant d’apporter une réponse au point ii (voir ci-dessous).

Juillet 2021 : Jan Egeland, Personne Éminente du Grand Bargain, propose une structure de primaire pour stimuler les avancées selon trois domaines de priorité, parmi lesquels la coordination des transferts monétaires.

Juin 2021 : USAID et le CALP Network adressent un appel à l’action, signé par 95 organisations, représentant la diversité du système humanitaire, au Coordonnateur des secours d’urgence, lui demandant ainsi qu’à l’IASC de statuer sur le leadership et le champ de la coordination des transferts monétaires dans le cadre de l’architecture humanitaire de coordination à plus grande échelle. Éléments de la demande soumise :

  1. Accuser réception de l’appel à l’action.
  2. Une feuille de route claire répondant à la demande formulée dans la lettre jointe, et notamment comment le processus permettant d’arriver à un accord exploitera la richesse de la recherche disponible et veillera à ce que les voix et les perspectives de la communauté humanitaire, dans son ensemble, soient impliquées dans le processus de prise de décision.

Mark Lowcock, le Coordonnateur des secours d’urgence sortant, a adressé un accusé de réception. Un retour d’information portant sur le second point a été différé et confié au Coordonnateur des secours d’urgence entrant.

2019 : lors d’une rencontre de l’IASC, Sigrid Kaag, Personne Éminente du Grand Bargain, a plaidé en faveur de l’engagement et du leadership de l’IASC en matière de coordination des transferts monétaires et a décrit la question comme le « talon d’Achille » du système. Lors de cette même rencontre, le CICR, à la tête du groupe de facilitation du Grand Bargain, a souligné quatre domaines prioritaires, l’un d’eux étant la coordination des transferts monétaires et a appelé à une résolution « prévoyant une participation inclusive, y compris des acteurs locaux ».

2019 : lors de la tenue de la rencontre annuelle du groupe de travail dédié aux transferts monétaires du Grand Bargain, un sous-groupe de travail se consacrant à l’examen des blocages politiques à une action humanitaire efficace a été mis en place et la coordination des transferts monétaires a été identifiée comme étant une priorité. Il a été convenu qu’USAID et le CALP Network co piloteraient cette action.

2019 : l’IASC lance des lignes directrices revues et corrigées relatives au Cycle de programme humanitaire (HPC), incluant une attention accrue portée à une prise en compte plus cohérente des transferts monétaires au sein et au travers des secteurs, et identifient les transferts monétaires à usages multiples comme une rubrique distincte et optionnelle du HRP (Plan de Réponse Humanitaire).

2018 : l’OCHA, le HCNUR, l’UNICEF, le WFP lancent le Système commun de codification des Nations unies dans le but de proposer des transferts monétaires en ayant recours à des systèmes codifiés chaque fois que cela est possible.

2018 : un énoncé de position des ONG portant sur la coordination des transferts monétaires est adressé aux responsables de l’IASC. Il souligne la nécessité d’une coordination des transferts monétaires attendue, efficace et dotée des ressources nécessaires.

2018 : neuf bailleurs de fonds du groupe « Bonne pratique des bailleurs de fonds humanitaires » écrivent au président du groupe de travail de l’IASC pour lui demander de « statuer et de formuler des recommandations claires et concrètes en matière de leadership de la coordination des transferts monétaires ». L’IASC n’engage aucune action.

2017 : le Groupe des coordinateurs des clusters globaux clarifie la responsabilité du groupe de coordination inter-cluster, afin de garantir « une coordination des transferts monétaires stratégique et simplifiée tout au long de la réponse ».

2017 : le CALP Network mandate le Global Public Policy Institute, afin d’explorer les enseignements tirés de différents modèles de coordination et publie un livre blanc conjoint accompagné des résultats.

2017 : ODI publie un rapport de synthèse qui souligne la « nécessité particulièrement urgente pour l’IASC de faire preuve d’une plus grande clarté quant à la place que doivent occuper les transferts monétaires au sein des structures formelles de coordination, et de reconnaître que les transferts monétaires devant répondre à des besoins de base devraient disposer d’un positionnement dédié dans les processus de planification stratégique.

2016 : certaines ONG internationales établissent le Collaborative Cash Delivery Network en vue de faciliter des partenariats permettant de fournir conjointement des transferts monétaires à l’échelon national.

2016 : les responsables de l’IASC mandatent la Banque mondiale, afin de développer une note stratégique portant sur les transferts monétaires dans les contextes humanitaires. Cette note recommande la clarification de la fonction et des ressources des groupes de travail sur les transferts monétaires et la pleine intégration de la coordination des transferts monétaires dans l’architecture humanitaire. À ce jour, ces recommandations n’ont pas été officiellement menées à bien.

2015 : le HCNUR, l’UNICEF, le WFP et l’OMS adressent une Note à l’attention des responsables de l’IASC, stipulant que la « coordination des transferts monétaires devrait être améliorée au sein du système humanitaire existant et qu’il ne devrait plus exister de mécanismes ponctuels supplémentaires en matière de coordination. »

2015 : le groupe de haut niveau sur les transferts monétaires à des fins humanitaires appelle les parties prenantes à « saisir l’opportunité avant qu’elle ne nous échappe : actuellement de nombreuses agences humanitaires développent des approches individuelles et des systèmes sur mesure de fourniture de transferts monétaires. Cette façon de procéder ne permet pas de bénéficier des capacités et du savoir-faire du secteur privé. Elle n’améliore pas non plus la coordination au sein du système humanitaire.

2007-15 : les transferts monétaires prennent de l’ampleur et représentent une proportion majeure de la réponse humanitaire. Au fil du temps, différentes options sont développées pour coordonner les transferts monétaires. Elles s’accompagnent de mécanismes ponctuels souvent menés par les ONG. Dès 2012, des événements communautaires relatifs aux transferts monétaires mondiaux se sont déroulés, afin de s’atteler à la coordination de ces transferts.