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Le b.a.-ba des transferts monétaires : tout ce que vous devez savoir

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Mise à jour sur les transferts monétaires : Urgences en Libye et au Maroc

Au milieu des récentes catastrophes naturelles au Maroc et en Libye, nous interviewons Rana Nassar, représentante régionale du CALP au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, pour comprendre les défis et les réponses dans ces régions frappées par la crise.

26 septembre 2023 — De Rana Nassar

En l’espace de quelques jours, le Maroc et la Libye ont été confrontés à des catastrophes naturelles sans précédent : un tremblement de terre et des inondations dévastatrices.

Les communautés vulnérables des villages reculés du Maroc sont aux prises avec les conséquences du tremblement de terre, tandis que la Libye subit une dévastation généralisée due aux pluies torrentielles et à la rupture des barrages.

Pour mieux comprendre ce qui se passe, les défis et les prochaines étapes, nous avons interviewé Rana Nassar, représentante régionale du CALP au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA).

Lisez l’intégralité de l’entretien ici ⤵️

1. Vue d’ensemble et impact : Pouvez-vous nous donner un bref aperçu des récentes inondations en Libye et du tremblement de terre au Maroc ?

Nous avons vu des catastrophes de grande ampleur frapper le Maroc et la Libye en l’espace de quelques jours.

Dans le cas du Maroc, l’épicentre du tremblement de terre se trouvant à proximité de villages isolés, où l’accès aux services et aux moyens de subsistance est déjà limité, ce sont les communautés vulnérables qui ont été le plus durement touchées. Ces événements n’étant pas courants au Maroc, les maisons n’ont pas été construites pour résister à des tremblements de terre de forte magnitude.

En Libye, les fortes pluies et les inondations, y compris la rupture de deux barrages dans la ville de Derna, ont causé une dévastation généralisée. Des quartiers entiers ont été emportés par la mer et des milliers de personnes sont toujours portées disparues.

Dans les deux pays, l’évaluation de l’ampleur des destructions est toujours en cours, avec un grand nombre de personnes déplacées et vivant dans des abris de fortune. En Libye, l’Organisation internationale des migrations (OIM) fait état d’au moins 43 000 personnes déplacées à la suite de la catastrophe. Au Maroc, les zones touchées sont aussi principalement des zones rurales et souffraient déjà de moyens de subsistance limités et de sécheresses.

2. Réponse humanitaire :  Comment s’est déroulée la première intervention et est-il prévu d’utiliser des transferts monétaires ?

Les opérations de recherche et de sauvetage s’achevant, l’accent est désormais mis sur les opérations de secours. Avec le temps qui passe et les nombreuses personnes portées disparues en Libye, le nombre de morts devrait s’alourdir.

De nombreuses organisations humanitaires ont réagi rapidement, en particulier les sociétés nationales du Croissant-Rouge en Libye et au Maroc, qui ont été les premières à se rendre sur le terrain pour les opérations de recherche et de sauvetage. Elles sont également à la tête des efforts déployés pour assurer un enterrement sûr, alors que le risque de maladie augmente en Libye.

Les marchés des zones touchées étant fortement affectés, la réponse initiale a consisté à fournir aux gens des abris, de la nourriture et des articles non alimentaires. Au fur et à mesure que les gens se déplacent vers d’autres zones et que la situation se stabilise, les agences envisagent activement l’utilisation de transferts monétaires.

Au Maroc, le gouvernement a annoncé la création d’un fonds destiné à fournir aux familles touchées des paiements directs en espèces, et le Croissant-Rouge ainsi que de nombreuses ONG envisagent d’intégrer les transferts monétaires dans leurs plans d’intervention. Un appel éclair a été lancé pour la réponse en Libye, avec des transferts d’espèces à usages multiples ciblant 45 000 personnes, et les transferts d’espèces sont considérés comme une modalité dans différents plans sectoriels.

3. Les défis : Quelles sont les principales difficultés rencontrées par les acteurs humanitaires pour fournir des transferts monétaires dans ces deux contextes d’urgence complexes ?

Comme nous l’avons mentionné, le principal défi dans les premiers jours de ces catastrophes est la fonctionnalité des marchés et l’accès des populations aux marchés et aux services.

Les agences devraient coordonner des évaluations rapides et conjointes des marchés afin de mieux comprendre la disponibilité des articles, les prix et les chaînes d’approvisionnement. C’est déjà le cas en Libye.

Un autre défi consiste à mettre en place des mécanismes de distribution de transferts monétaires lorsqu’ils n’existent pas encore. En Libye, par exemple, les agences tentent de signer rapidement des accords avec des prestataires de services financiers afin de pouvoir fournir des transferts monétaires ou envisagent de fournir des paiements directs.

Au Maroc, le principal défi est la coordination entre les agences qui envisagent d’utiliser des transferts monétaires, car il n’y avait pas de structures de coordination préexistantes.

D’une manière générale, les agences doivent garder à l’esprit les préférences des populations et la situation du marché.

Bien qu’il soit difficile de prévoir les catastrophes de ce type, l’identification de mécanismes appropriés de distribution de transferts monétaires peut permettre de gagner un temps considérable au début de l’intervention.

4. Coordination. Comment la coordination entre les différentes organisations est-elle gérée pour assurer une réponse efficace ?

La coordination en Libye s’appuie sur les structures existantes, le groupe de travail sur les transferts monétaires et les marchés s’étant déjà réuni et ayant contribué à l’appel éclair. Au sein de la structure de coordination, les agences partagent leurs plans d’assistance et les coordinateurs travaillent en étroite collaboration avec elles sur l’harmonisation des valeurs de transfert et des approches de ciblage.

Au Maroc, le gouvernement mobilise d’importantes ressources pour soutenir les zones touchées. Il n’existe pas encore de structures formelles de coordination pour les transferts monétaires. Nous savons que certaines organisations tentent de se coordonner et nous avons activement mis en relation les organisations qui envisagent de recourir aux transferts monétaires afin d’éviter toute duplication des efforts.

5. Quelles sont désormais les prochaines étapes pour apporter une aide efficace en Libye et au Maroc, en particulier en ce qui concerne les transferts monétaires humanitaires ?

Les agences doivent continuer à se coordonner étroitement et à évaluer conjointement les marchés – y compris l’accessibilité, la disponibilité des produits et les prix. En Libye, cela pourrait être plus facile car une structure de coordination est déjà en place. Si le contexte le permet, les bailleurs doivent mobiliser des fonds pour permettre la distribution rapide de transferts monétaires.

Comme nous l’avons mentionné, les acteurs nationaux ont réagi rapidement. Au fur et à mesure que les acteurs internationaux s’engagent, ils doivent soutenir et s’appuyer sur la réponse locale initiale, en se laissant guider par les réseaux et organisations locaux existants et en s’engageant auprès d’eux pour obtenir de l’expertise et des informations.

6. Où les humanitaires, en particulier ceux qui mettent en œuvre des transferts monétaires, peuvent-ils s’adresser pour obtenir un soutien supplémentaire ?

En Libye, je conseillerais à toute organisation qui met en œuvre ou envisage de mettre en œuvre des transferts monétaires de prendre contact avec le groupe de travail sur les transferts monétaires, qui se trouve sur le site Internet du CALP, à la page consacrée aux communautés. Dans le cas du Maroc, cette information est en attente, donc en attendant ils peuvent contacter le bureau OCHA de l’ONU ou nous contacter pour essayer de les aider à entrer en contact avec d’autres organisations.

La boîte à outils pour la qualité des programmes du CALP peut être une bonne ressource pour tout soutien en matière d’outils et de conseils. . This articleCet article, que j’ai rédigé à la suite du tremblement de terre en Turquie et en Syrie au début de l’année, contient de nombreux liens et conseils utiles sur l’utilisation de transferts monétaires à la suite d’une situation d’urgence. Si vous cherchez quelque chose de spécifique ou si vous avez besoin d’aide, n’hésitez pas à contacter l’équipe du CALP.

 

Le b.a.-ba des transferts monétaires : tout ce que vous devez savoir

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